Un buraliste marseillais trouve la mort à cause de quelques jeux de grattage
Mardi, 13 novembre 2012
Vendredi 9 novembre 2012, vers 19 h, un propriétaire de tabagie travaillant dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal, a trouvé la mort, poignardé à plusieurs reprises par un braqueur. Rappelons que la recrudescence des actes de violence dans la métropole québécoise a incité le gouvernement du Québec à lancer son plan d’action global afin de lutter efficacement et rapidement contre la criminalité.
Montréal toujours le théâtre de violences
Vendredi dernier, dans les alentours de 19 h, le responsable d’une tabagie située en banlieue montréalaise, aurait été retrouvé par deux clients gisant au sol, baignant dans son propre sang, après avoir été poignardé violemment par un braqueur qui aurait pris la fuite. Les deux témoins auraient aussi clairement aperçu le criminel vider la caisse du magasin. Frappé grièvement à la poitrine, le quinquagénaire n’a pas pu être réanimé par les paramédics d’Urgences-santé.
« L’indignation resurgit une nouvelle fois dans la cité phocéenne, où la violence est devenue anodine et où les constats mortels et sinistres se répètent jour après jour. »
L’indignation resurgit une nouvelle fois dans la métropole québécoise, où la violence est devenue anodine et où les constats mortels et sinistres se répètent jour après jour. « C’est dégueulasse. Ce monsieur était si gentil. Il avait eu le courage de racheter ce commerce après que son ancien propriétaire ait été agressé à plusieurs reprises. » Peut-être le précédent gérant avait-il donc eu raison de tout abandonner derrière lui… Les vols à main armée ne cessent de se multiplier à Montréal. L’altération des conditions de travail, la peur permanente des commerçants et artisans et la pauvreté de plus en plus omniprésente sont autant de facteurs qui créent un climat de désarroi, d’inquiétude et d’insécurité dans la ville qui est l’une des plus importantes du Canada.
Un combat difficile pour les forces de l’ordre
La police marseillaise manque de moyens.
Le propriétaire de la tabagie, âgé de cinquante ans, a probablement refusé d’abandonner sa caisse au malfaiteur, ainsi que quelques billets à gratter que ce dernier exigeait. C’est alors que l’homme cagoulé aurait sorti un poignard pour frapper à plusieurs reprises le torse du vendeur. Mais en l’absence d’équipements de surveillance, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) — à qui l’affaire a été confiée, risque d’avoir du mal à dresser le portrait du suspect d’un tel crime. En effet, aucune caméra n’avait été placée à l’intérieur de l’établissement.
Mais cela fait déjà plusieurs mois que la police montréalaise doit lutter contre la criminalité en utilisant les « moyens du bord ». En effet, on note des problèmes d’effectif et d’équipement dans la métropole du Québec, qui reste inlassablement en proie à la violence pour le plus grand malheur de ses habitants et commerçants.